Préparer une première rentrée des Classes Épique pour nos Petits Guerriers : Astuces et Conseils

L’été tend doucement vers sa fin, les jours raccourcissent, les arbres commencent à brunir et vient s’ajouter l’excitation et l’angoisse de la prochaine rentrée des classes. Et pour certains bouts de chou (dont le mien), c’est une première : le début de l’aventure dans la longue vie d’écolier, dans le monde vaste, fascinant et parfois effrayant de la scolarité. Et pour débuter cette aventure, pour gravir cette immense montagne, il vaut mieux prendre un bon départ ! L’occasion de vous offrir cet article pour guider nos petits aventuriers armés de leurs crayons, de leur sac à dos… et de leur goûter !

Créez une image positive de l’école 

Il est évident qu’il est préférable de préparer psychologiquement les enfants à ce périple bien en amont de sorte de leur créer une curiosité et une envie de rejoindre ce nouveau monde qui va leur sembler si intrigant. Pour cela, plusieurs outils efficaces :

  • Les livres : nos amis Tchoupi, Ptit Loup, Caillou et compagnie sont tous passés par l’étape rentrée des classes. Ces livres, qui certes, ne prépareront pas vos enfants à lire du Proust n’en sont pas moins d’excellents supports pour aider vos enfants sur certaines questions et potentiels blocages. Leur en lire occasionnellement dans le mois, les semaines précédant la rentrée scolaire les aideront à se donner une première idée de ce qu’est une école. C’est d’autant plus important pour les petits ayant été jusque là gardés à la maison et n’ayant aucune idée de ce que c’est d’avoir des copains, de vivre en communauté etc.
  • Les dessins-animés : oh horreur ! La diabolique ! Des écrans ! Leur cerveau va exploser ! Bon, plus sérieusement, le sujet de l’école est largement abordé dans une diversité de dessins animés destinés au petit avec de brefs épisodes de quelques minutes : encore une fois, Tchoupi, notre héros national a même des saisons dédiées à l’école et vous pouvez retrouver de nombreux épisodes gratuitement sur youtube. A consommer évidemment avec modération, qui plus est si vous ne voulez pas avoir le générique en tête durant vos têtes-à-têtes en amoureux ou votre prochaine réunion de travail.
  • Les jeux de rôle : et si vous commenciez à jouer au maître ou à la maîtresse avec votre tout petit ? Une craie, une petite ardoise en guise de tableau et laissez votre enfant vous guider avec son imagination. Et gare aux bavardages voyons !
  • Partagez les photos de famille sur le sujet : et oui, quel meilleur modèle pour vos chérubins que leur entourage direct ! Sortez vos plus belles photos d’école maternelle si vous avez la chance d’en avoir, montrez que papa-moment ont eu aussi une enfance, qu’ils sont passés par là et en sont ressortis plus grands, plus beaux, plus forts (bon j’exagère un petit peu). Faites les rire autour de ces souvenirs et donnez-leur envie de se créer leurs propres moments. N’oubliez pas aussi la fratrie s’ils ont la chance d’avoir un grand frère ou une grande sœur !
  • On visite si possible, l’école en avance (ou à défaut, on lui montre au moins l’extérieur) : afin de pouvoir mieux se projeter et pour pouvoir correctement le rassurer, visiter les lieux en amont permet à l’enfant de ne pas avoir une vision abracadabrantesque de son école qu’il peut au mieux s’imaginer comme un château, au pire comme une grotte abritant de terribles monstres. Avec une visite en amont, il pourra facilement s’imaginer jouer dans ces lieux, rencontrer des camarades etc.

Répétez après moi : « on ne projette pas ses angoisses ! »

Oui, la première source d’angoisse de vos enfants qui sont de véritables éponges émotionnelles, c’est vous-même. Surtout si c’est un premier enfant, il peut être très difficile d’envisager la séparation et l’entrée dans cette nouvelle étape qui signifie « mon bébé n’est plus un bébé ». Oui, votre bébé grandit, et c’est une chance, ne l’oubliez pas !

 Alors, travaillez sur vous-même : il est normal d’angoisser, il est normal de craindre les « si », les potentiels problèmes, mais on ne l’affiche pas devant son enfant, on n’en parle pas au papa/à la maman en se disant « non mais c’est bon, mon enfant ne l’entendra pas », on s’écarte aussi des réseaux sociaux qui ne partagent que le négatif concernant le monde scolaire (et comme ça me demande un effort à moi-aussi !), de la copine qui n’a pas d’enfant et qui pense que vous devriez faire ceci, cela, l’IEF, l’école privée Montessori holistique ayurvedique de l’Himalaya sacré etc., et on tente de partager cette nouvelle étape avec son enfant de la façon la plus sereine et harmonieuse aussi.

Pour les parents ayant vécu un passé traumatique à l’école, je pense qu’il est sérieusement le moment de vous questionner sur la nécessité ou pas de faire appel éventuellement à quelqu’un pour vous aider à passer cette étape et ne pas projeter votre vécu sur votre enfant. Il y a autant d’expériences de l’école qu’il n’existe d’enfants.

On investit son enfant dans la préparation

La préparation de la rentrée est une véritable quête qui sera une opportunité pour votre enfant de se parer comme un petit guerrier pour franchir le portail de sa première école. La recherche du parfait sac à dos peut être aussi épique que la quête d’un trésor perdu. Entraînez-vous à dire non au sac à dos à paillettes Mickey Pat Patrouille intérieur double cuir, option clim en supplément, mais laissez votre enfant choisir son modèle (pour cela, internet peut être votre ami : trouvez quelques sacs dans votre budget et compatibles avec les demandes de l’école, et proposez à votre enfant de choisir celui qu’il préfère). Le choix du premier sac, c’est assez symbolique : vous vous rendrez très vite compte à quel point votre enfant est heureux de son nouveau bouclier. Et n’oublions pas les fournitures scolaires (si non fournies) ; la moindre gomme va être un petit trésor pour votre tout-petit : alors investissez-le dans les achats !

On fait le point sur la garde-robe !

Oui oui, je vous vois, je le sais, je devine l’armoire ou la commode de votre tout petit dans lequel se sont accumulés des vêtements 3 tailles au-dessus donnés par la tante qui n’avait aucune idée de l’âge de votre enfant, une paire de chaussettes naissance qui pleure seule au fond du tiroir poussiéreux depuis 3ans maintenant, et environ 10 t-shirts et pantalons donnés, que vous n’avez pas osé refuser par gentillesse mais que vous n’avez pas mis une seule fois à votre enfant car le style racaille Reine des Neiges n’était pas trop votre truc. Tout ça, c’est le moment de faire vraiment le tri ! Déjà pour votre charge mentale, car c’est insupportable de devoir gérer cette pile de vêtements, deuxièmement pour que votre enfant puisse gagner progressivement en autonomie et choisir fièrement ses vêtements seul pour l’école. L’école est la première expérience pour beaucoup de petits de la vie en communauté et de l’apprentissage aussi du respect qui passe aussi par la façon de se vêtir, de prendre soin de soi. Donc facilitez les choses à votre enfant et donnez le bon exemple : triez.

Evidemment, regardez s’il a les tenues adéquates, adaptées pour l’école, si vous avez de quoi faire des rotations sur la semaine. Et dans le cas contraire, une virée shopping s’impose, encore une fois, accompagnée de votre enfant.

Pas de pression sur votre enfant

Avant même sa première rentrée, un tas d’injoctions et de pression sont mises sur les tout-petits « Est-il propre ? » « Est-il sociable » « Parle-t-il correctement ? » « Possède-t-il un bac +5 en histoire des civilisations anciennes ? » Sachez que chaque enfant a son rythme, que certes, certains professeurs sont butés (SCOOP : certains n’ont pas d’enfants et ont suivi purement une formation universitaire qui n’apprend pas réellement les besoins physios des enfants), mais que ce n’est pas à vos enfants de faire l’impossible, mais aux adultes de les accompagner vers la voie de l’apprentissage. Forcer, exiger… des choses qui sont physiologiquement impossibles pour vos enfants à l’instant T peut avoir l’effet contraire et retarder certains apprentissages en plus de les stresser à la fois à l’école avec du personnel insistant, à la fois à la maison avec des parents inutilement inquiets. Les enfants apprennent beaucoup par mimétisme, pris dans le groupe, ils finiront par s’adapter naturellement, ne vous en faites pas. Alors lâchez du leste, et ne restez pas 1h à côté du pot de votre enfant dans l’espoir qu’il y fasse une goutte sacrée parce que Madame Richard, aigrie, qui ne connait absolument pas votre enfant a sous-entendu que la propreté, c’est le minimum.

On commence à prendre le rythme le mois qui précède

Si votre enfant a un rythme vraiment décousu à la maison actuellement, qu’il se réveille à 10h du matin, mange à 13h30 ou se couche à 23h, il est peut-être temps de progressivement adapter le rythme. Le mieux est de s’y prendre quelques semaines en avance et décaler les heures de quelques minutes un peu tous les jours pour qu’il ne se rende compte de presque rien. Inutile cependant de le lever aux aurores parce que vous prévoyez de le déposer à la garderie ou autre : cela reste du temps de sommeil et repos nécessaire qui hélas, n’est pas forcément exemplaire à l’école, donc laissez-lui profiter de ces derniers instants de vacances. Le but est surtout de l’adapter aux horaires « classiques de l’école », facilement synchronisables avec un rythme sain pour l’enfant. Souvent, la difficulté se trouve surtout chez les parents qui doivent considérablement modifier leur routine et optaient pour une certaine facilité : oui, c’est agréable d’avoir un enfant qui se réveille tard (chanceux !), mais si justement vous ne voulez pas avoir des énormes de crises au moment du lever à la rentrée et regretter de ne pas vous être adaptés, décalez les horaires du coucher.

Un petit rituel de la séparation pour les vilains chagrins

Votre tout-petit a peut-être encore du mal avec l’idée de se détacher de papa et maman et c’est bien normal. Et même s’il se montre impassible, il se peut qu’une angoisse de la séparation le chagrine tout de même et que l’école ne lui paraisse pas si chouette que ça si maman n’est pas là pour des câlins à volonté. Alors, avant cette rentrée, vous pouvez instaurer un petit rituel de la séparation bien propre à vous qui consolera et rassurera votre enfant face à ce début d’aventure en solitaire. Cela peut-être un petit objet « magique » à mettre dans le sac, qui veillera sur votre enfant, du début à la fin de sa journée. Le risque tout de même : que cet objet soit volé, se casse, ou oublié… et vous verrez, cela arrive très souvent en maternelle, et là, patatra c’est le drame. Alors pour plus de sécurité, vous pouvez opter pour une petit cœur fait au stylo à un endroit sans trop de frottement, sous le t-shirt par exemple, que votre petit pourra voir quand son cœur le chagrine et qu’il pense à vous. Ce cœur protecteur sera la preuve que papa-maman sont toujours avec lui. Il existe bien évidemment plein d’autres rituels, certains ne sont pas matériels d’ailleurs : à vous de voir ce qui vous convient.

Marquez le coup pour ce moment important

C’est sa toute première rentrée, c’est presque un rituel initiatique : votre petit devient un grand (oui je remue encore le couteau dans la plaie), rendez ce moment inoubliable !

  • Prenez-le en photo : immortalisez sa première journée en photo, son petit cartable, son petit air enthousiaste (que vous pourrez comparer avec son expression de désespoir après les x années d’étude qui vont suivre). C’est à la fois une manière de lui rappeler à quel point cette étape est importante, le valoriser mais constituera évidemment un magnifique souvenir pour plus tard.
  • Organisez une sortie, un événement spécial pour marquer le coup : pour des raisons logistiques, il peut être difficile de le faire le jour-même, mais pourquoi pas sortir manger ou jouer dans un endroit qu’il aime le weekend qui suit la rentrée ! Cela permet d’associer définitivement un souvenir positif de ce jour de rentrée et partir sur de bonnes bases.

Lorsque votre petit héros reviendra de sa première journée d’école, attendez-vous à des récits épiques et à des retours triomphants. Posez-lui des questions sur ses aventures, écoutez attentivement et célébrez ces moments précieux. Après tout, il a survécu à une journée complète d’exploration scolaire et ce n’est pas rien !

La rentrée des classes pour un jeune enfant est un chapitre passionnant de l’histoire de chaque famille, il est commun de reparler de cette première rentrée des années plus tard, souvent avec beaucoup de rires. Avec un brin d’humour, beaucoup de câlins et des encouragements, vous pouvez faire de cette aventure une expérience inoubliable pour votre petit héros. C’est le début d’une grande aventure !

Et vous ? Comment préparez-vous la rentrée avec vos enfants ?

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